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La réforme Blanquer : une réforme dangereuse pour les lycéens !

jeudi 13 décembre 2018, par SUD Education Gers

Le gouvernement veut mettre en place à la rentrée 2019 une réforme du baccalauréat et du lycée, qui concernera les actuels élèves de seconde.

Qu’est ce que Parcoursup ?

C’est une plate forme internet qui a pour but selon le ministère de gérer les flux d’élèves passant des études secondaires aux supérieures. Tous les établissements du supérieurs y déposent leurs pré-requis et autres attendus, lesquels comprennent entre autres des compétences extra-scolaires socialement discriminantes (s’engager dans du bénévolat, voyager…). Les conseils de classe de terminale doivent déterminer si l’élève dispose ou non des qualités requises et peuvent émettre des réserves sur leur possible réussite. L’obtention du bac n’est donc plus une condition suffisante pour entrer à l’université.

Pourquoi Parcoursup est-il un danger ?

Au delà des problèmes techniques engendrés lors de la rentrée 2018, cette plate forme internet est le reflet d’un choix politique délibéré. Personne n’ignorait en effet que le nombre de bacheliers allait s’accroître d’années en années. Pourquoi donc ne pas avoir augmenté le nombre de places disponibles dans le supérieur, en faisant à la place le choix de renforcer arbitrairement la sélection, si ce n’est pour des raisons économiques et idéologiques ? Parcoursup est donc bien un dispositif de sélection.

En quoi la réforme du lycée et du bac vient compléter Parcoursup ?

La réforme supprimera les filières (S , ES , L). Elle prévoit un tronc commun auquel les élèves devront ajouter 3 spécialités en 1ère, dont une sera abandonnée en terminale. Ce choix de spécialité devra s’effectuer en seconde en fonction des vœux d’études supérieures et des attendus des établissements supérieurs visés. Quel élève de seconde sait précisément quelles seront ses études supérieures ? N’est-il pas au lycée pour découvrir ses goûts et prendre le temps de réfléchir avant de s’enfermer dans un « parcours » ?

La réforme du lycée est aussi un moyen de supprimer 2650 postes d’enseignants en 2019-20. Conséquences ? 8 à 10 % d’heures en moins pour les élèves ! Des classes surchargées ! Des options et des dédoublements supprimés ! Des enseignants moins disponibles pour les élèves, surtout pour soutenir les plus fragiles ! Dans la voie technologique, double perte : pour faire des économies, des heures d’enseignement technologiques seront diminuées. De plus, les enseignements généraux ne seront plus spécifiques à chacune des séries, surchargeant au passage les classes.

D’autre part, tous les lycées et donc tous les élèves ne seront pas égaux face à cette réforme. Conséquences pour les petits établissements ruraux comme celui de Nogaro ? Moins de choix de spécialités pour les élèves que dans les centres urbains ! Obligation pour ceux qui veulent une spécialité non dispensée au lycée de recourir au CNED, à des sites internet privés ou de compléter par des cours dans un autre établissement !

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