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La rentrée scolaire 2018 n’a pas été dans le Gers un long fleuve tranquille…

jeudi 20 septembre 2018, par SUD Education Gers

Dans le secondaire, de nombreux collègues nous ont rapidement fait remonter des dysfonctionnements qui frôlent parfois l’absurde :
- emplois du temps « à trous » dans lesquels ils manquent aux élèves des heures d’enseignement
- manques de salles
- matériel et réseau informatique inopérants…

Plus préoccupant encore, les collègues constatent :
- des effectifs en hausse frôlant parfois la surcharge (plus de 30 élèves par classe en collège, plus de 35 élèves par classe en lycée)
- un manque de personnel pour accompagner les élèves. Par exemple, les AVS-AESH ne sont pas encore tous/toutes recruté(e)s, les élèves ayant besoin d’un suivi spécifique devant faire face aux difficultés seuls alors même qu’un dossier médical doit leur garantir cette aide.
- une précarisation accrue des personnels, avec le recours croissant aux contractuels.

Face à ces dysfonctionnements, les collègues gersois ne sont pas restés les bras croisés.

* Au collège Saint-Exupéry de Condom, face à une augmentation globale des effectifs, les enseignants avaient exigé dès juin une ouverture de classe de 6ème et une ouverture de classe de 5ème. Mais à la rentrée, alors que la 6ème supplémentaire est là, la 5ème manque. L’ensemble des personnels réunis en assemblée générale dès la prérentrée refusent alors de mettre en péril la réussite des élèves, pour beaucoup issus de classes sociales défavorisées ; ils refusent aussi une dégradation de leurs conditions de travail face à des classes aux effectifs surchargés. Le mardi 4 septembre, avec 100 % du corps enseignant en grève et le soutien de plus de 40 parents présents à leurs côtés, une classe de 5ème leur est accordée.

* Au Lycée A. Fournier de Mirande, le même jour, une grève massive des enseignants dénonce les emplois du temps des élèves dans lesquels il manque des heures d’enseignements obligatoire.

Ces luttes nous démontrent que la solidarité fait gagner et que la résignation n’est pas systématique. Leurs victoires doivent ouvrir la voie à d’autres et nous donner confiance !

Alors que la Réforme du Lycée et du Baccalauréat, qui commencent à se préciser, ne laissent rien présager de bon, que Parcoursup a fait la preuve de son inefficacité et de son objectif premier ; sélectionner toujours plus et adapter les jeunes aux plus tôt aux besoins du marché du travail ; Il semble impératif de coordonner nos actions locales et d’amplifier nos luttes face à la casse globale du service public de l’éducation.

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